Pour un peu

Et c'est encore

Caché

Résistant

Tout de suite

Liquidé

Alors ?

Pire qu'hésiter

Tentant

Peu raisonnable

Raisonnable ?

Encore temps

Et ça me rattrape

Il y a le divertissement

Et devoir

Etre demain

Et plus

Pour un peu

Et c'est encore

Plus long

Un jour fait

Plein

Retardé

De quoi

Est fait

Un autre

?

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Tout est calme ce soir,
Pas un seul battement de coeur qui dérape.
Un courant d’air agite la lampe du plafond.
Mais aucun bruit n’en sort.
Je vois un bout de néon par la fenêtre qui tressaute mais il ne grésille pas pour autant,
Comme le font habituellement les néons cassés.
Dans la trouée entre les deux immeubles d’en face
Je vois des silhouettes qui se balancent d’avant en arrière.
Des Enfants Perdus perchés sur les rampes des balcons,
Rendus fous d’avoir eu tout leurs rêves volés,
De dormir sans plus un rêve et de se réveiller tout vide et tout seul.
Mais tout reste silencieux.
Et quand un dément tombe
Le fracas de la chute se transforme en poussière.
C’est avec cette poudre que l’on peut voler.
Bien au dessus des deux immeubles d’en face
Il y a un vendeur de crochets qui monte son étalage sur un vieil échafaudage.
Mais ce soir il est en retard.
Moi qui aime le silence en toute circonstance,
J’aimerai bien entendre un coeur
Même caché sous mon plancher.
Et plutôt que cette fenêtre, ces néons, ces deux immeubles, l’étalage sur l’échafaudage et ces corps,
Il y a ces territoires d’actes et de nécessités
Qui me sont finalement inconnus.
C’est étonnant, le ronflement du moteur de mon frigo vient de s’arrêter.

 

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Si, si, c’est bien d’être seul je t’assure
Et, voici :
Je peux être seul
Avec la lumière du chevet qui reste allumée
Je peux être seul
A compter les bruits dans la nuit
(Quelqu’un d’autre, ça fausse la comptabilité)
Je peux être seul
Et mentir, y’a personne pour le prouver
C’est vraiment bien,
Comme je dors sur le côté
Mes mains m’étreignent et me réchauffent
Bon, ça rend un peu fou mais ça gêne personne

C’est presque pas de ma faute
On devrait tous essayer de crever seul au moins une fois

 

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Il était une fois commence sur l’autoroute, direction Bruxelles
Sur un pont d’échangeur, sous une bretelle
On a mit un vieux truc grisant, ça hurle, Yeahhhh Baby, Please Kiss My Heart !

Les voitures passent à fond, de ponts en ponts, des lumières rouges ou des lumières jaunes
En bougeant la tête très vite ça file en droites lignes enivrantes
Un peu de colle à moquette et cette nuit la vie est tellement marrante

Il fait froid en fait, je vomi sur les bagnoles je les imagine fracassées.
Dans le ciel les particules de bouffe et d’alcool font des fractales gelées
Dans mes yeux il y a des milliers de vaisseaux sanguins qui pêtent

Je me coucherai bien, surtout dans les bras de quelqu’un
Mes dents crissent, putain ce boucan que ça fait, un mal de chien
C’est mieux que d’être seul, un (parasite), quand même

Je comprend pas ce qui se dit, ce qui se dit de moi
Peut-être un truc gentil, ou pas, certainement pas si c’est sur moi
Ces cachetons j’sais pas ce que c’était mais c’est une fille qui me les a fait avaler

Avec sa langue elles les a poussés dans ma bouche, c’était excitant
Elle jouait mais j’ai partagé son souffle à la source de son nez
C’est plus que je n’ai jamais ressenti, une exhalaison de son haleine a suffit à m’attacher

Et dire que c’est une histoire pour s’endormir
Pour jouer à se faire peur et se prendre dans les bras pour moins frémir
Et même, se caresser un peu les cheveux deux par deux

Je fixe mes yeux sur les kilomètres qui nous séparent, et moi qui reste immobile
Je bois encore, le plus vite possible pour tuer les sanglots et les ronger de bile
Ils dansent et s’embrassent et vont me laisser mourir un autre jour

C'est bien le rock and roll, je vais vomir encore un peu
Montrer mon cul aux étoiles et aux relais-routiers et j’encule mes vieux !!
Prendre tout l’air possible dans mes poumons et me faire une réserve de faux-rires

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Avez-vous encore peur du noir ?
Encore peur d’être seul ?
Encore peur du silence ?
Du Néant
De la bizarrerie des choses
Des bruits
De l’étrangeté de la vie
De la vôtre
Peur des ombres
Et des visions fugaces
Peur de la vie
Peur des bruits
Rencontrez-vous encore
Des Gens Etranges
Qui disent
Des Choses Etranges
La peur des trucs qu’on ne peut pas dire
Et des sensations sans mots
Encore peur de dormir ?
Et juste d’aller se coucher
Rester avec des cigarettes rougeoyantes
A attendre le jour
Et la vie qui vieillit
Est-ce que ça vous arrive encore ?
Ou c’est juste qu’on se tait
De plus en plus ?

Le disque préféré n’y peut rien
Le livre n’y peut rien
Le téléphone n’y peut rien de rien
Votre télé n’y pourra rien
Peut-être La Guerre des Etoiles
Y Peut quelque chose
Mais je parle de l’effroi
Et on n'est pas sûr
Que l’amour
Y puisse quelque chose
Dans ces heures terrifiantes
J’ai vraiment peur

Finalement j’ai fumé beaucoup de cigarettes
J’ai réussi contre l’immobilité
A mettre des disques
J’ai écouté Motorpsycho puis The Robocop Kraus
Je me suis raisonné du plus que j’ai pu
Et j’ai attendu le jour pour aller me coucher

Et je mourrai une autre nuit

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textes, photos et images sont propriétés de leurs créateurs. ne pas utiliser sans autorisation. sinon ça va mal se passer, j'ai un grand frêre... DAKODAK ?

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